Investir dans l’immobilier dans un pays autre que le sien relève d’une course vers l’inconnu. En effet, un investisseur immobilier éprouvera beaucoup plus de mal à faire un placement immobilier hors des frontières de son pays.
Puisque le milieu est mal maitrisé de l’investisseur, celui-ci doit donc se mettre en garde et tenir une certaine posture pour éviter les pièges qui pourront de tendre à lui. À cet effet, l’acquisition d’un bien immobilier à l’étranger doit être classée dans un dossier bien fermé.
Voici les pièges à éviter, quand on veut investir dans l’immobilier à l’étranger.
- Croire que tout est pareil partout
Sachez qu’en ce qui concerne l’acquisition des biens immobiliers à l’étranger, les règles diffèrent selon les pays et même de différents États à l’intérieur des États fédéraux. De ce fait, chaque État gère les procédures d’acquisition d’un bien immobilier en fonctions de ses réglementations administratives, juridiques et fiscales.
De fait, l’investisseur doit éviter le langage du « comme ». Il faut en effet, éviter de croire que tout se passe dans le pays étranger où vous envisagez investir comme chez vous. Ainsi, la nécessité est de prendre la peine d’investiguer sur toutes les démarches et les éléments qui s’incluent dans l’achat des biens immobiliers.
Tenez par exemple au Portugal, la vente d’un logement ou d’un terrain ne nécessite pas obligatoirement la signature d’un avant-contrat. Par contre, dans certains pays comme l’Angleterre et la Belgique, la signature d’un avant-contrat ne permet pas toujours un retour en arrière. C’est pourquoi il faudra prendre la peine de bien réfléchir avant la signature d’un quelconque document.
- Faire attention aux irrégularités
Faites attention de ne pas être pris aux pièges des irrégularités concernant le bien immobilier en vente. En effet, avant de vous acquérir d’un bien immobilier, assurez-vous de ne pas être en train de vous investir dans une fausse affaire. Chaque pays dispose naturellement des lois réglementaires qui encadrent les façons de construire.
De ce fait, il faudra faire une analyse du dossier technique du bien immobilier fourni par le vendeur en le comparant aux différentes normes en vigueur. Aussi, il serait plus prudent de mener vous-mêmes votre propre étude. Car, dans certains pays, le manque de légalité et de conformité est très remarquable.
- Faire confiance et négliger les garanties accordées aux acheteurs
D’un autre côté, l’acquéreur étranger doit chercher à obtenir des garanties sur le bien immobilier qu’il cherche à obtenir. Ces garanties de nature obligatoire varient également en fonction des pays. Elles ont pour but de protéger les acheteurs des éventuels défauts facilement indécelables sur le bien immobilier.
Ces défauts peuvent être des problèmes d’inondation non signalés, des problèmes de malfaçons dans les structures de construction. Les garanties peuvent être des assurances signées par le constructeur. Ces assurances permettent de garantir la prise en charge des travaux de réparation en cas de dommages survenant après l’acquisition.
- Les usurpations et faux titres de propriété
En plus, certains pays durcissent la procédure d’obtention des titres de propriété par les investisseurs immobiliers étrangers. Dans ces pays, l’investisseur étranger n’a pas de pouvoir de décision sur l’avenir d’une bâtisse (démolition, grands travaux de rénovation). Il ne peut jouir du bien qu’en tant qu’usufruitier.
Donc dans un premier pan, il faudrait que l’investisseur fasse toujours attention aux titres fonciers ou de propriété qui lui sont présentés. Il peut arriver qu’elle soit l’outil d’un coup d’arnaque. Se rapprocher du cadastre ou des services fonciers est par conséquent nécessaire pour la vérification.
Dans un second pan, pour éviter d’être mêlé à des litiges, il faudra également vous méfier des usurpateurs de biens. C’est un problème général qui se rencontre dans presque tous les pays.
- Faire attention aux fiscalités et aux juridictions défavorables
Éviter de vous lancer dans une affaire d’acquisition de biens immobiliers sans toutefois prendre contact avec le fonctionnement du dispositif fiscal local. En immobilier, vous êtes soumis aux règles d’imposition de la localité dans laquelle se trouve votre bien.
Certains pays ont signé entre eux des conventions qui permettent d’éviter la double imposition. En plus, il faudrait penser également aux règles de transmission de patrimoine appliquées dans la contrée où vous avez investi.
- Être prudent dans l’apport des financements
Il est possible de penser à faire des emprunts à l’étranger pour financer son projet immobilier. Cependant, il faudra parfois retenir votre engouement en matière d’emprunt bancaire. Car les règles peuvent être plus rudes et beaucoup plus contraignantes.
Conclusion
En fin de compte, faire appel à des professionnels pour un achat d’immobilier en pays étranger s’avère toujours incontournable. S’entourer en effet de ces personnes qualifiées vous offre plus de facilité, plus de garanties et plus de sécurité. N’hésitez donc pas à contacter soit un agent immobilier, soit un notaire ou soit un salarié du cadastre pour profiter de toute l’assistance nécessaire.